![]()
| Lun | Mar | Mer | Jeu | Ven | Sam | Dim |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 |
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 |
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 |
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||
Bonjour,
A l'heure ou internet colporte tant de craintes et de questions sur le devenir du Mouvement Démocrate, je ne résiste pas au plaisir de citer un militant centiste de longue date - Michel Escatafal - dont le blog est un trésor de la pensée démocrate :
En lisant ce qui est écrit sur les sites du MoDem gardois je constate avec tristesse que, Seignosse ou pas, rien n’a vraiment changé, même si tout le monde se dit qu’une page est tournée. J’espère d’ailleurs, sans trop y croire, que cela n’est pas le cas dans tous les départements. Si ce devait l’être, c’est à la fois triste et ennuyeux face aux échéances qui nous attendent dans les prochains mois. Et oui, nous en sommes toujours à « discutailler » sur cette appellation UDF – MoDem, ce qui va finir par décourager les nombreux adhérents et militants qui viennent de nous rejoindre. Et cela il ne le faut surtout pas, car ils représentent eux aussi les forces vives du MoDem.
Je trouve d’ailleurs curieux que ce vocable soulève tellement de problèmes. Pourquoi ? Tout simplement parce que la plupart des gens qui ont adhéré à l’UDF, avant que le MoDem n’existe, l’ont fait non pas pour l’étiquette UDF, mais pour soutenir François Bayrou dans sa campagne présidentielle. De cela il faut être bien conscient : il n’est pas possible de se situer UDF ou MoDem, parce que nous sommes les militants du parti de François Bayrou. Pour ma part, j’ai toujours été de ceux qui ont dépassé ces clivages, et je suis à l’aise pour le dire car je suis parmi les plus anciens adhérents à une formation politique vraiment centriste, même si certains considéraient le Centre comme un mouvement de droite. Ce n’était pas mon cas, ni hier, ni aujourd’hui.
Je suis certes partisan de l’économie de marché parce que c’est, sans doute, le moins pire des systèmes, mais je suis aussi de ceux qui s’indignent des outrances du capitalisme. Sans faire de publicité, lisez mon blog, et vous verrez que je suis un vrai «social libéral», que je suis pour la social- économie comme le dit si bien François Bayrou. Je me moque des socialistes qui n’en sont pas, des communistes qui n’existent plus et qui ont défendu si longtemps un régime totalitaire, mais je déteste les lois du ministre de l’Immigration et le populisme qui l’accompagne. Je suis viscéralement antiraciste pour parler comme François Bayrou. Je suis contre les suppressions de personnels dans l’Education nationale. Je suis pour un Etat davantage présent là où c’est nécessaire. En bon disciple de Raymond Barre, à qui j’ai toujours voué une admiration sans borne, je suis pour une gestion stricte des finances publiques. Je suis un européen convaincu, parce que notre avenir national dépend de l’Europe.
Tout ceci me permet de dire que je crois pouvoir parler, au même titre que beaucoup d’autres, au nom de notre mouvement. J’ai bien dit au nom de notre mouvement, car je n’ai que faire des sigles ou des appellations. Pour moi l’UDF c’est du passé, et je crois effectivement qu’il faut cesser d’y faire référence. Aujourd’hui, nous sommes des « démocrates » et, pour ma part, j’aurais bien aimé qu’on nous appelât dès le début de cette manière, car cela résume parfaitement la pensée de François Bayrou, et l’idéal qui doit animer ceux qui le suivent. Cela étant si l’UDF c’est du passé, alors tournons nous vers l’avenir et l’avenir c’est le MoDem. Il ne faut plus tergiverser sur l’appellation, même si je sais bien que dans de nombreuses instances, municipales par exemple, on parle toujours de groupe UDF parce que les élus l’ont été sous cette appellation.
Pour ma part, à partir du moment où nous allons présenter une liste autonome dans toutes les villes importantes, je suis partisan de nous comporter d’ores et déjà en tant que Mouvement Démocrate, donc de ne plus s’occuper de majorité municipale. D’ailleurs, à Nîmes ou ailleurs, de nombreux reclassements ou votes démontrent à l’évidence que les majorités municipales ont vécu. Sur ce plan, je rejoins totalement ce que certains d’entre nous ne cessent de dire. Nous avons effectivement besoin d’une clarification et plus vite elle sera faite, mieux ce sera. Je sais bien qu’en politique, plus que partout ailleurs, la ligne n’est jamais droite pour aller d’un point à l’autre, mais parfois il faut s’efforcer de s’en approcher. Nous avons tous besoin de savoir vers quelle direction nous allons.
Cela m’amène à évoquer la transition que nous vivons en ce moment, et surtout que nous allons vivre jusqu’au 15 décembre au moins. Deux mois et demi, c’est long, très long même, ce qui signifie que dans le Gard il faut un bureau élargi jusqu’au 15 décembre. A titre personnel, j’ai donné l’exemple en faisant part de mon souhait que le poste de trésorier départemental aille à un nouvel adhérent très actif que, par ailleurs, tout le monde connaît dans le mouvement. Je pense à ce propos que le trésorier doit absolument faire partie du bureau départemental. Celui-ci en effet ne peut pas, même à titre transitoire, être identique à ce qu’il était avant la création du MoDem. Je pense aussi qu’il faut désigner un chargé de communication dans le bureau, car la communication est insuffisante. En disant cela, je n’accuse personne car telle n’est pas démarche, mais c’est un constat.
Voilà quelques unes des pensées que m’inspirent les posts ou les réflexions des militants du MoDem gardois. Je suis d’ailleurs très heureux de constater à quel point notre mouvement bouillonne d’idées. Je pense que ce bouillonnement est notre plus grande richesse, d’autant qu’il existe partout dans le pays. Pour autant, il ne faut pas qu’il y ait quelques francs-tireurs qui essaient de noyauter des petits groupes, mais il ne faut pas non plus que le pouvoir soit fermé aux nouveaux venus, d’autant que leur nombre est très important. Cela me permet de redire avec force que nous devons rester unis derrière François Bayrou. J’ai entendu avec plaisir notre leader affirmer, maintes fois, qu’il n’y aura pas de courant dans notre formation politique. Mais je l’ai aussi entendu dire qu’il comptait sur les militants pour s’exprimer, et faire avancer le débat. A ce niveau, nous sommes très loin de nos querelles pichrocolines, et c’est bien là l’essentiel.
Merci Michel pour ces mots qui me vont si bien...
A+
BGR : MoDem du Pays-Basque (64)

Vivons la MoDem attitude :
être capable de dire oui quand les décisions sont justes, vont dans la bonne direction
être capable de dire non et de se battre quand elles menacent d’être injustes ou d’aller dans la mauvaise direction