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Bonjour,
La garde à vue et la rétention administrative sont des procédures pénales destinées à lutter contre les crimes et les délits. Ce sont des mesures privatives de liberté qui sont nécessaires dans un état de droit mais dont il est indispensable de ne pas abuser.
Alors que penser du placement en garde à vue d'un bébé de trois semaines ?
Alors que penser du placement en rétention administrative d'un bébé de trois semaines ?
Interpellés à Saint-Brisson-sur-Loire le 17 octobre, deux Moldaves et leur bébé de trois semaines ont été placés en garde à vue à la gendarmerie pendant huit heures et cinquante minutes. Ils ont ensuite été transférés au centre de rétention de Saint-Jacques-de-la Lande, près de Rennes pour une durée de 15 jours.
Ceci sous le contrôle du préfet du Loiret qui a soutenu que cette procédure était normale car le centre de rétention était selon lui équipé pour l'accueil des familles. Ceci sous le contrôle du parquet qui a également soutenu devant la cour d'appel le rejet des recours.
La cour d'appel de Rennes, qui a confirmé l'ordonnance rendu antérieurement par un juge des libertés, souligne "la grande souffrance morale et psychique infligée à la mère et au père par cet enfermement avec le nourrisson". La cour considère qu'il s'agit d'un "traitement inhumain et dégradant". Elle ajoute que le fait de maintenir dans un tel lieu, une jeune mère de famille, son mari et leur bébé âgé de trois semaines, constitue un traitement inhumain au sens de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette souffrance "est manifestement disproportionnée au but poursuivi, la reconduite à la frontière des époux".
Après la décision initiale du juge des libertés, le 19 octobre, les deux Moldaves et leur nourrisson ont été abandonnés en pleine rue avec leurs effets personnels, rapporte la presse locale. Ce sont des policiers qui leur ont porté assistance en organisant leur hébergement dans un foyer.
L'affaire intervient en pleine controverse sur la politique d'immigration du gouvernement, qui a fixé des objectifs chiffrés d'expulsion et recommande officiellement aux préfets d'insister sur ces procédures pour les atteindre. L'objectif pour 2007 est de 25.000 expulsions.
Devons-nous accepter de telles pratiques ?
Ma vision personnelle de l'humanisme est toute autre...
A+
BGR : MoDem du Pays-Basque (64)

Vivons la MoDem attitude :
être capable de dire oui quand les décisions sont justes, vont dans la bonne direction
être capable de dire non et de se battre quand elles menacent d’être injustes ou d’aller dans la mauvaise direction